Le rôle de l’écrivain

© UNESCO / R. Lesage

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Après avoir reçu son prix Nobel de littérature, Pablo Neruda est interrogé sur les citations des écrivains. D’emblée, il juge qu’une telle interrogation est inutile et qu’elle est source de nombreux débats qui n’apportent aucune solution. Il considère qu’il appartient à une génération d’écrivains qui commencent à publier dans les années 20. La particularité de ces écrivains serait d’être guidés par des figures tutélaires de la littérature : le titan Rubén Dario (inventeur du modernisme) et José Hernandez (auteur de Martin Fierro). 

L’écrivain latino-américain a un rôle éminemment politique. Le monde est partagé entre le capitalisme et le mouvement prolétaire et l’auteur doit se décider. Pablo Neruda, connu pour ses engagements communistes, penche clairement du côté du second. Selon lui, l’écrivain sud-américain ne peut être conservateur car cela voudrait dire soutenir l’analphabétisme et les vieux oripeaux coloniaux.

Neruda est également conscient du rôle du livre : à la fois « suprême décideur de la culture » et porteur des expériences individuelles de chaque auteur. Il regrette fortement la centralisation des maisons d’éditions en Amérique latine. Le Chili, pays avide de lecture, ne dispose que d’une maison d’édition nationale imprimant des livres bon-marché.  


Sarah Rigaudeau, Stagiaire 


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