Les Peuples chantent, les Peuples dansent

 

Images tirées de la vidéo "Les Peuples chantent, les Peuples dansent" produite par l'UNESCO

 

 

Projecteur sur le film - Les Peuples chantent, les Peuples dansent 

 

Lors de mon contrôle qualité de la collection des U-matic, je revenais sans cesse à cet enregistrement. Ce film présente des extraits de deux performances enregistrées à l’UNESCO à la fin des années 70, dans une foulée des scènes de musique et de danse. Chaque extrait fait allusion à une plus large performance, mais le ton général est celui de la célébration : de la diversité, de l’échange culturel et du besoin universel d’expression artistique.  

 

Capturer le patrimoine immatériel comme la danse et la musique reste aujourd’hui un défi pour les archivistes. Quelles informations sont perdues lorsqu’une performance est enregistrée sur pellicule ? Un enregistrement vidéo peut-il retranscrire l’humeur du public ou le tonnerre des applaudissements dans un théâtre ? Est-il préférable de laisser l’art éphémère être éphémère ?

 

Les théoriciens de l’archivistique n’ont pas encore trouvé de réponses, mais pour ma part, je suis vraiment ravie que quelqu’un ait choisi d’enregistrer ces performances en 1978. J’apprécie particulièrement la deuxième partie du film: une représentation du “Harlem des années 30” du Bubbling Brown Sugar Show, qui est, pour faire simple, un vrai plaisir. C’est en ça que "Les Peuples chantent, les Peuples dansent" se distingue des autres enregistrements captés en live à l’UNESCO. La camera coupe, fait des panoramiques et des zooms pour mettre en avant les interprètes. Elle ne prétend pas être objective ni rendre un enregistrement quelconque. C’est un membre du public, une participante active, une danseuse à part entière.

 

Meghan Shields, stagiaire

 


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 Avec le soutien du peuple du Japon

 
 

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